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La culotte de règles, l’alternative qui sauve les règles

Une alternative se présente dans les rayons des protections féminines: la culotte de règles. Sont-elles un énième accessoire à la mode ou un nouveau moyen de prendre soin de la Nature, de son corps et de son porte-monnaie ?

Au sujet des règles

Salut, tu vas bien ? Et sinon, tes règles, ton cycle et tes protections hygiéniques, tu fais comment toi ? Vous vous imaginez placer ça entre deux impressions autour de la machine à café ?
Si on a du mal à parler de ces choses naturelles, si on en est encore en train de « dealer » un tampon sous le manteau, sur Elixirsdevies, on ose tout !
Parce qu’il s’agit de bien-être mais aussi de santé et de Nature.
Alors, pour rappel : la moitié de la population mondiale est concernée. Chaque femme sera menstruée environ 38 années de sa vie. Si la grande majorité d’entre elles utilisent pendant cette période des protections jetables, ce n’est pas un geste banal.
Pour nos corps tout d’abord.

Culotte de règles, on ose en parler !
Culottes de règles, on ose en parler !

Protections jetables vraiment saines ?

On a certainement raté les cours où on expliquait comment gérer cette période. Du coup, on a fait confiance à ce que la pub expliquait à la télé.
Et on a longtemps cru qu’avec un tampon, on pouvait faire du skate, du surf, de la piscine, que forcément si on utilisait cet outil magique, on serait douées en sport. Peine perdue.

L'utilisation des tampons
Et hop ! Avec un tampon tu sais faire du surf

Notre confiance en l’industrie étant grande, nous avons utilisé des protections intravaginales sans se poser trop de questions (la pub).
Ce qu’on ne savait pas, c’est que ça peut nous coûter une jambe.
C’est ce qui est arrivé à la mannequin australienne, Lauren Wasser, En 2015, elle contracte le Syndrôme du Choc Toxique suite au port d’un tampon. Elle a, depuis, été amputée des deux jambes…
Le SCT est causé par une bactérie naturellement présente dans le corps : le staphylocoque doré, qui peut s’affoler avec le port d’une protection interne et causer une septicémie.
Ça c’est un gros résumé, pour plus de détail, c’est par ici !
Son histoire fait peur, mais a eu le mérite de médiatiser ce syndrome et de nous encourager à avoir une hygiène irréprochable, et idéalement à faire un arrêt au stand avec changement toutes les 4 heures.
Les protections jetables ont aussi ça de bien qu’elles débordent de nos poubelles

Protections périodiques et environnement

Pendant des années, comme toi mademoiselle (oups, c’est vrai, on n’a plus le droit), on a utilisé tampons et serviettes (nous vous savons ravi.e.s de le savoir).
Jusqu’à ce qu’un jour, nous nous découvrions une fibre écolo.
Non, on plaisante. On roule pour la France au diesel, on trie, mais pas nos bouchons, et parfois le verre, il finit dans la poubelle. Oui, nous irons rôtir en enfer écologiste, d’ailleurs, ça a déjà un peu commencé.
Donc, nous ne sommes pas de folles écolos, mais depuis que vous nous lisez, chers lecteurs.rices, environ 15000 protections jetables ont été utilisées. Et donc jetées.
Et il faudra attendre 450 ans après que nous nous soyons désintégré.e.s pour qu’elles en fassent de même.
Cramage écolo, vous vous souvenez.
Bon, c’est pas terrible pour le corps, pour la Nature, mais de quoi sont composés ces truc intimes?

Les protections périodiques jetables, nos poubelles débordent
Vite ça déborde !

Des produits pas propres dans les protections hygiéniques

La magie de l’industrie.
Si nos étiquettes alimentaires sont obligatoirement exhaustives sur la composition de ce que l’on va ingérer, il n’en est rien des protections hygiéniques. Les fabricants, ils n’aiment pas trop s’étaler sur le sujet.
En 2015, (mieux vaut tard que jamais), une étude de l’ANSES présente la liste des produits détectés dans nos petits placards de femmes.
Ces jolis fantômes de minette, tels qu’on nous les présente dans les pubs, sont blancs. Magie ?
A la base, une protection c’est marron moche, pas vendeur.
Mais grâce à un super produits, la Dioxine, qualifié par Greenpeace de « substance synthétique les plus toxique jamais étudiées » ils passent au blanc. Ça claque dans les rayons !
Soyez tranquille, il n’y a pas que la Dioxine. On retrouve dans ses protections intimes du glyphosate, le célèbre, et d’autres pesticides.

Alors oui, vous nous direz, ces produits sont soit disant présents en quantités infimes.
Et de là à faire le rapprochement entre leur présence dans les protections intimes et l’accroissement de maladies telles que l’endométriose, la baisse de fertilité et autres cancers, il y a un grand pas. Que nous avons droit de franchir ou pas, mais en toute connaissance de cause!
Si on surveille de près notre alimentation, on est en droit de savoir ce qu’il y a dans nos protections très rapprochées non?
On se sent un peu cernées de tous les côtés, là, non? La bonne nouvelle, c’est qu’on a une solution ! La culotte de règles !!

La culotte menstruelle : une protection sûre et saine

Une culotte menstruelle, c’est une culotte (des mois de recherches) avec une protection intégrée, cousue au fond.
L’intérieur est composé de bambou ou coton, tout bon si on le choisit « bio ». C’est un produit durable.
Une culotte tout à fait normale, pas coupée style Moulin Rouge, mais bon, vous nous passerez ce détail.
Niveau utilisation : maternelle : on met une jambe dans un trou, on fait pareil avec l’autre (jambe et trou) et on remonte.
Désarçonnant de facilité.
Épaisse de seulement 2mm, aucun risque d’avoir une démarche de cowboy qui vient de descendre de son cheval après 10 heures à manier la ficelle.

Un peu de magie : culotte de règles !
Ah oui, on a mouillé le maillot pour cet article !

On porte, on respire. La Nature et notre corps aussi!
L’absorption équivaut à 2 ou 3 tampons, elle garantit un confort pendant 12 heure, et un filtre anti-odeur.
Après l’avoir utilisée, you wash it, you wash it, you rince à l’eau fraîche. On lave et on repeat.
De plus en plus de marques françaises (cocorico !) se lancent dans la confection, et on trouve des designs variés.
Certes, l’investissement est assez important, dans les 30 à 40 €, mais cette culotte peut durer environ 5 ans si on s’en occupe bien et qu’on lui parle gentiment.
Quand on voit ce que l’on économise à notre corps et à la Nature, ça vaut le coup de se saigner, vous ne pensez pas ?

Où acheter les culottes de règles

La culotte menstruelle, une alternative crédible aux protections périodiques jetables
Vous passez quand aux culottes de règles?

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