Changer son alimentation : à table !

Notre alimentation c’est notre santé. Manger sain, c’est vivre bien, on est tous d’accord sur le principe. Vous aussi vous pensez bien vous alimenter ou vous voulez améliorer vos comportements alimentaires ? Quels sont les aliments qui veulent du bien à notre santé et ceux qu’il faut éviter ? Je vous donne ici quelques clés …

Du changement dans la gamelle : comment ne pas se gameler ?

Je réalise que dès lors qu’on mentionne son changement d’alimentation, aussitôt les questions du genre : « tu ne manges que des graines ?» fusent
« Ce ne doit pas être bien drôle les repas chez vous non ? » En y regardant bien, je me suis rendu compte que ceux qui prônent la « healthy food » ou en bon français, alimentation saine, tombent très très très vite dans les extrêmes au point de ne plus pouvoir manger un œuf ou une cacahuète sans culpabiliser !!!
Petit à petit, telle une magicienne (ou un diablotin, selon de quel point de vue on se place) j’ai fait disparaître beaucoup de choses des placards de ma cuisine. Le désarroi de mes enfants … L’ébahissement de mes amis…
Mais je veux vous rassurer, je suis gourmande, très gourmande, j’adorrrrrrrrrre manger ! Donc, si j’y suis arrivée, pourquoi pas vous ?

Bouger son alimentation pour se sentir mieux

Vraiment ? Vous n’avez aucun symptôme, jamais mal à la tête, jamais votre sommeil n’est perturbé, ou aucune pathologie ? Dans ce cas, nul besoin d’appliquer ce que je vais vous expliquer… Détournez votre regard de grand dévoreur en tout genre et poursuivez votre route …
Un mal de tête ou un mal de dos, un début de diabète, un cancer, une fibromyalgie… Là, il faut penser à mettre en place des stratégies, en commençant sans aucun doute par modifier son alimentation.

Avant mon cancer, j’étais persuadée de bien manger. N’étais-je pas parfaite avec mes menus crudités /plat /dessert ? Jamais du « tout préparé », mes fameux 5 fruits et légumes pas jour ! Je n’étais pas parfaite, non.
En parallèle de mes traitements, j’ai commencé à dévorer des kilos entiers de livres, avalé des conférences et me suis nourrie de nombreux stages de naturopathie …
J’y suis allée progressivement et j’ai cherché à comprendre le pourquoi du comment de ce que j’ingère… Ça m’a pris plus d’un an et demi quand même à pour établir mon bilan alimentaire ! Et voici ce que je m’applique et ce que je pense être meilleur pour ma santé, alors pourquoi pas la vôtre ?

Sucre : pourquoi ralentir la cadence

Alors pour faire simple : voici ce qu’il faut éviter : le sucre. Merci bonsoir. (C’est tout ? Elle se moque de moi la Dame ?) Mais pourquoi (pleurs, cris, désarroi ?)
Pour résumer, tout ce qui est blanc : le sucre blanc, les glucides raffinés (des produits blancs comme le riz blanc sauf basmati, pain blanc, pâtes…) n’apporte aucune vitamine et aucun nutriment pour le corps.
Pour les éliminer, l’organisme va puiser dans ses réserves (cheveux, ongles, dents, os et autre tissus). Ces produits transformés acidifient le corps et le déminéralisent. Ils peuvent mener au diabète à force de surcharger notre sang de sucre et nourrissent les inflammations. Ils sont également soupçonnés d’engendrer une fatigue chronique et créent une dépendance au goût sucré. Ceux qui parlent anglais peuvent consulter ici l’étude américaine qui prouvent le lien entre la consommation de sucre et le cancer du sein.

Le sucre raffiné : non merci !
Le sucre raffiné : non merci !

Alors EXIT le sucre blanc ! Mais de petits nouveaux ont aussi fait leur apparition dans ma cuisine : place au sucre complet muscovado, sirop d’agave ou poudre de coco… (ces produits n’avaient jamais fréquenté mes placards auparavant ! …).  Tout ce qui est blanc et raffiné n’est pas vraiment utile à notre alimentation.

Les farines blanches : merci bonsoir !

Coté pain, j’adorrrrre le pain ! Adieu les baguettes de pain blanc vides, place au pain complet de blé pour ceux qui le supportent et n’ont pas de grosse pathologie. Mais surtout pain de sarrasin, de maïs, d’épeautre (moins de blé, céréale plus ancienne et moins génétiquement modifiée) sont à privilégier.

Selon David Servan Schreiber, il faut savoir que nos enzymes digestives sont optimisées pour le « régime chasseur cueilleur ». Digérer des céréales demande des enzymes spécifiques que nous produisons en quantité limitée. Or la proportion de céréales a augmenté dans notre assiette. Le blé des origines avait 14 chromosomes, le blé moderne en compte 42, un monstre (modification ?) génétique difficile à digérer !
Vous êtes toujours là ? Alors on poursuit avec ces modifications dans nos habitudes alimentaires avec les produits laitiers

Le lait : garant de vos os, vraiment ?

Sans le savoir, quelques mois avant l’annonce de mon cancer hormono-dépendant, j’avais stoppé le lait de vache …mais m’acharnais quotidiennement sur yaourts et autres fromages !
Mon corps me parlait ! Et c’est aujourd’hui pour moi une certitude : il faut stopper le lait de vache. Si vous n’avez pas de pathologie lourde, vous pouvez garder les lait de brebis et encore mieux, de chèvre.
Facile ? Non je confirme surtout en soirée, au resto. Un p’tit conseil pour éviter de casser l’ambiance lors d’un dîner : préférez dire que vous êtes allergique au lactose plutôt que d’asséner un « je souhaite prendre soin de ma santé, et ne pas replonger avec un cancer récidivant » !!!
D’où me vient cette idée ? Plusieurs scientifiques expliquent que vers l’âge de 7 ans, notre corps cesse de produire l’enzyme lactase (qui digère le sucre de lait et le lactose). Cela entraîne ainsi des problèmes digestifs qui vont favoriser la porosité intestinale, voir pour certains l’intolérance. La consommation de produits laitiers d’animaux favorise certaines maladies auto immunes d’après certains naturopathes. Alors, autant ralentir sur le sacro-saint fromage bien français. Il faut aussi se pencher sur le cas des protéines.

Des protéines, oui, mais lesquelles ?

Bienvenue à la viande blanche, les œufs le poisson et bien sur les protéines végétales que l’on trouve dans les lentilles, pois cassés, brocolis (mais si!!! Appelez-le « Super Brocolis » ahah)

Mon changement d’alimentation a été progressif. Peu à peu, j’ai introduit les fruits secs.  Ah bon ce n’est pas réservé aux sportifs de haut niveau ?
J’ai découvert les bienfaits des légumineuses comme les pois chiches. Saviez-vous d’ailleurs qu’al dente (prononcez avec l’accent) ça a un effet bénéfique sur la libido (là, j’ai repris toute votre attention) ?
Voici donc pour la théorie : je maîtrise maintenant ma nouvelle alimentation … En revanche, côté pratique, mon entourage vous dirait que ça a été la cata !!!

Modifier son comportement alimentaire et garder des relations sociales : compatible ?

Telle une fée, je jette un coup de baguette magique et transforme inéluctablement mes placards. Une fée … C’est ma vision. Enfants et mari voient mon nouveau don d’un autre œil (empli de tristesse quand je ne les remplis plus de pâte à tartiner célèbre ou de pâté authentique) … Pour mes amies, même constat. Elles se souviennent encore du super gâteau
« healthy » au citron et pavot que j’avais préparé pour un anniversaire… Je l’avais pourtant confectionné avec beaucoup d’amour. Malheureusement, l’amour n’a pas réussi à en masquer le goût infâme. Il était naturellement infect et il a, tout aussi naturellement, fini sa soirée dans la poubelle.
Enfin, j’ai appris que servir une purée de pois cassés à mes invités pouvait entraîner une brutale baisse de fréquentation de ma salle à manger… Maintenant, on préfère m’inviter : bizarre ?!
Il ne faut pas croire que les recettes dites « saines » soient faciles à trouver sur internet, apparemment nous n’avons pas tous les mêmes critères en la matière !

J’en profite donc pour informer mon entourage que j’ai acheté de très bons livres de recettes saines testées comme Valérie Cupillard. Je prends des cours de cuisine vitalité à Bordeaux et j’ai bon espoir, si ce n’est de convaincre tout le monde, au moins de ne plus faire peur autour de moi !!!
Pourtant je ne suis ni vegan ni végétarienne. Je mange du poulet, des œufs du poisson !

Résumé de mes choix alimentaires primordiaux

Comment changer son alimentation

ET c’est tout !!!
Bon d’accord j’ai aussi diminué le gluten sans le dire !!! sans le bannir complètement au vu de tout ce que j’ai pu lire. Très controversé pour les liens inflammations/gluten.

Alors les résultats ? 1,5 kg de moins par mois. Car oui, cette manière de manger est la meilleure aussi pour maigrir !!! Pourtant ce n’était pas du tout mon objectif, j’ai même dû affronter les remarques parfois désobligeantes de l’entourage … Surtout les résultats de mon changement d’alimentation ont été spectaculaires sur les tumeurs. Il ne restait plus rien, plus aucune trace de tumeurs à la fin de la chimio et avant l’opération. J’ai donc pu garder mon sein contre toute attente !! (Whooo whooo : Boobs Up !)
Un chirurgien qui vous appelle un dimanche soir pour vous annoncer cela, c’est très rare croyez moi !!!! Savez-vous qu’il m’a demandé ce que j’avais fait ? Le sport oui il l’a entendu, mais l’alimentation … un peu moins .. mais quel dommage que le corps médical ne soit pas briefé sur ce sujet.

Je n’ai parlé de cette progression dans mes tests alimentaires à personne, mais il faut savoir qu’après avoir testé l’option raclette (au fromage de brebis certes) la veille d’une chimio, et une autre option (léger jeûne la veille des chimios), j’ai pu voir toute la différence ! Pour la première… malade comme un chien pendant 3 jours, pour la seconde option, j’ai dû demander s’ils avaient mis le produit tant cela avait enlevé les effets secondaires 
J’ai donc au fur et à mesure modifié ma manière de manger et de faire les courses.
Sont apparus tous ces pots pour stocker les farines, les fruits secs et le sucre non raffiné. Parce que ce n’est pas écrit dans ces beaux livres que cela attire les mites tous ces produits sans traitements, bio et achetés en vrac au détail
Je vous sens inquiets là … je vous rassure on a gagné notre combat contre les mites !!!!!

J’espère vous avoir donné quelques pistes pour manger mieux, pour éviter, que vous soyez malades ou simplement soucieux de votre mieux-être, pour manger mieux et commencer à vous soigner dans votre assiette.

Pour aller plus loin : conseils de lecture

Voici quelques livres à déguster pour manger sain :

  • « Changer d’alimentation » du Professeur Henri Joyeux
  • « Les aliments contre le cancer » par le Dr Richard Belliveau et Dr Denis Gingras
  • « Anti cancer » de David Servan Schreiber
  • « Les tétons flingueurs » de Sonia Bellouti
  • « Cuisine végétarienne de saison » de Valérie Cupillard

A très vite pour de nouvelles aventures dans le pays du mieux-être !

3 commentaires sur “Changer son alimentation : à table !

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